Rapport Final

Introduction

Le salon international Opportunités, Start UP, Entrepreneuriat(O.S.E) s’est tenu du Mercredi12 au Dimanche 16 Septembre 2018 à la Chambre de commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB) à Cotonou. Ce salon a connu la participation du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, des organismes financiers, des Entrepreneurs, des Start up, des porteurs d’idées et de tous les acteurs intervenant dans le domaine de l’entrepreneuriat. 

L’objectif du présent salon est de regrouper plusieurs structures nationales et internationales intervenant toutes dans le financement des opportunités d’affaires, dans l’appui auxStart up, et autres acteurs du secteur entrepreneurial.

La liste de présence et les comptes rendus des journées sont annexés au présent rapport.
Ce rapport qui rend compte du déroulement des travaux de ce salon s’articule autour des points suivants.

  • Cérémonie d’Ouverture ;
  • Synthèse des panels ;
  • Synthèse des ateliers ;
  • Plénière et Recommandations ;
  • Cérémonie de clôture.
Cérémonie

Cette cérémonie d’ouverture a été dirigé marquée par plusieurs allocutions qui ont débutées avec Monsieur OGOUYEMI, Promoteur du salon, qui a l’entame adresse des remerciements à l’endroit du Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, des différentes personnalités présentes et à tous les participants à divers niveau.

Il a présenté ensuite les divers objectifs du salon O.S.E, dont le principal est l’apport de réponses adéquates aux différentes préoccupations des starts-up, des jeunes entrepreneurs et chefs d’entreprises, afin d’aboutir à la mise en place d’une plateforme dynamique disponible pour mieux les accompagner. Il a fini son allocution en remerciant tous les participants et en leur souhaitant de profiter pleinement dudit salon et des belles opportunités qui en découleront.

Le DGA du FNPEEJ Mr BOCODAHO Alexis a commencé son allocution en adressant ses remerciements à tous les participants pour leur déplacement massif dans le cadre de ce salon qui a été organisé dans le but de trouver une réelle solution au problème de chômage des jeunes et aux difficultés des entrepreneurs.

Mme AWAOU CODJO ALABI, 2éme vice-présidente de la CCIB adresse ses mots de bienvenu à l’endroit de tous les participants et personnalités présentes. Elle continue en assurant la disponibilité de la CCIB à accompagner le salon car consciente de son importance dans la politique de lutte contre le chômage et l’essor de l’entrepreneuriat au Benin. Pour clore, elle réitère la disponibilité de la CCIB à accompagner la mise en œuvre des grandes décisions issues de ce salon.

Mr Laurent GANGBESS,DG APIEX, a exposé en premier lieu les objectifs de l’APIEX et en particulier ses nouvelles visions à l’endroit des jeunes 

Il estime que l’on doit promouvoir la destination Bénin comme référence pour le business afin d’attirer et faciliter les investissements avec la suppression des taxes sur les importations. Pour finir il rappelle que l’APIEX sera au service des Entrepreneurs et non l’inverse.

Monsieur Le Ministre Modeste KEREKOU a commencé son allocution d’ouverture en exprimant qu’au départ des échanges avec l’équipe du salon, il était réticent à accompagner l’initiative car, le projet se présentait comme un énième salon de l’entrepreneuriat. Mais il a compris après les explications des organisateurs que l’approche était différente et espère qu’il se réitère et se distingue des autres.

Sur ces mots, il a lancé officiellement le salon international OSE en souhaitant qu’au terme de celui-ci, tous les chefs d’entreprise et les différents participants repartent avec un plus.

Monsieur Valère DG de ALIDE Finance vint clôturer cette cérémonie en mettant l’accent sur l’importance d’aller vers les structures pour s’informer sur les différentes mesures mises en place pour accompagner les PME.

Maître de cérémonie : MIGAN Ablo (coordonnateur du salon O.S.E)

Nombre de personnes : 246 personnes 

Synthèse de panels 

Tout au long de ce salon, onze panels (11) ont été animés par divers invités, des Entrepreneurs, des organismes financiers et structures d’accompagnements et des acteurs du secteur entrepreneurial.

Les différents panels animés au cours de ces cinq (5) jours interviennent dans trois (3) cadres spécifiques à savoir :

  1. Le Cadre social
  2. Le Cadre Financier 
  3. Le cadre légal

Ces moments ont été un libre creuset d’échange et de partage d’expériences entre les panélistes et les participants. Ce qui a permis aux participants, d’exprimer leurs difficultés respectives puis,d’accéder à de multiples informations et opportunités qui s’offrent à eux en tant qu’entrepreneurs.

Aux termes de ces échanges, plusieurs décisions importantes ont été prises à l’unanimité des panélistes et des participants.

1 . Le cadre social

Le cadre social de l’entrepreneuriat a mis en exergue les réalités auxquelles sont confrontés les entrepreneurs depuis l’idée de projet jusqu’à sa concrétisation, mais également dans le fonctionnement et la gestion quotidienne de leurs entreprises.

Des diverses discussions menées autour des solutions indispensable pour améliorer les conditions sociales afin d’avoir un environnement favorable à l’entrepreneuriat, il est retenu qu’il faut :

  • L’accompagnement de l’environnement social: les parents, amis et les potentiels clients ;
  • Avoir une vision à long terme et un plan de croissance ;
  • Collaborer, s’allier avec d’autres entrepreneurs pour rechercher la technicité;
  • Savoir valoriser et vendre son produit, son projet ;
  • Avoir des facilités fiscales.
  • Disposer d’une banque donnée afin de permettre aux entrepreneurs d’avoir accès aux informations fiables ;
  • Utiliser le numérique pour développer son projet et élargir ses horizons ;
  • Savoir cibler les besoins physiologiques de la population ;
  • Connaitre ses forces et faiblesses et se faire former au besoin.

Pour finir, on retient que pour réussir en entrepreneuriat, il faut avoir une formation de base en gestion d’entreprise, intégrer un système d’entraide entre entrepreneurs d’une part et entre entrepreneurs et start-up d’autre part. Le plus important est que tout entrepreneur sache que le capital humain est la première richesse de l’entreprise.

2 . La cadre financier

Les différents panels constituant ce cadre, ont permis aux organismes financiers d’exposer leurs constats, difficultés et attentes vis-à-vis des entreprises en quête de financement. Les participants ont pu toucher du doigt les raisons fondamentales qui expliquent la réticence de ces organismes à donner suite à leurs dossiers de financement.
Il faut noter que les organismes financiers sont prêts à financer et accompagner les PME et Start up si ces dernières ont à leurs actifs certains éléments à savoir :
  1. Un projet ;
  2. Un business Plan bien établis ;
  3. Un bon management ;
  4. Une connaissance technique du domaine d’activité choisi ;
  5. Des pièces comptables ;
  6. Une garantie ;
  7. La Maîtrise de son Business Plan ;
Enfin, de nouveaux mécanismes de financement ont été définis pour faciliter la levée de fonds :

  • Le crowdfunding ou financement participatif :

  • La love money :

  • Le système de solidarité commune :

  • Le Capital risque.


3 . Le Cadre légal

Les panels animés dans ce cadre ont permis aux participants, de connaitre les structures intervenant dans le cadre légal et les procédures de formalisation de leurs entreprises ainsi que les obligations fiscales, sociales et comptables qui leurs incombent. Ainsi, de la création d’une entreprise découle trois obligations fiscales à savoir :

  • L’obligation de déclaration ;
  • L’obligation de paiement ;
  • L’obligation de tenue des livres comptables obligataires qui sont :le livre journal, la balance, le grand livre et le livre des inventaires.

Pour conclure il faut retenir que lorsque l’Entrepreneur ose créer une entreprise il doit oser payer les frais fiscaux. L’administration fiscale n’est pas un frein à l’entrepreneuriat et il y aura de nouvelles réformes pour pouvoir amener les entrepreneurs à se formaliser.

Finalement il a été retenu que l’idéal est de commencer d’abord avec les moyens de bord et aller à la formalisation au fur et à mesure que les activités deviennent stables.

Nombre de panels : 11                      Nombre de participants en moyenne : 150 


Synthèse de ateliers
Tout au long des cinq jours qu’à durer le salon, quinze ateliers ont été animés par divers orateurs dans le but de former, d’informer et d’exposer des opportunités d’affaires dans de multiples domaines aux participants.
 Les thématiques abordées sont entre autre le leadership entrepreneurial, l’élaboration du Business Plan modèle, la validation d’une idée de projet, le financement des Start up, la communication de lancement d’une Start up, comment atteindre la Scalabilité pour les Start up, la technologie Blockchain, agenda de l’entrepreneuriat, citoyenneté management et leadership dans toutes ses dimensions et plein d’autres. 
Nombre d’ateliers : 16     Nombre de participants en moyenne : 60 

Plénière et Recommandations
La dernière journée du salon a été consacrée à une séance de travail. Le promoteur, le coordonnateur et les représentants de l’équipe d’organisation  ont exhorté les participants à prendre la parole pour exposer leurs appréciations sur l’ensemble du salon, leurs attentes et recommandations pour les prochaines éditions.
Les participants à l’unanimité ont apporté des critiques positives sur le salon, félicité les organisateurs de sa tenue, et souhaité qu’il se perpétue dans l’avenir. Ils ont surtout tenu à faire remarquer la particularité de ce salon par rapport aux autres et espèrent la mise en œuvre effective des retombées.
Il ressort des débats les préoccupations essentielles suivantes :
  • La question de la communication autour du salon : pour plusieurs intervenants surtout les exposants, il n’y a pas eu assez de communication. Ce qui explique le faible taux d’affluence ou de visite des stands.
  • Pour certains, plusieurs inquiétudes sont restées non satisfaites, les ateliersétaient courts  contrairement aux panels.
  • Le non-respect du timing des activités a été déploré.
  • Le B2B du vendredi au Myosotis n’a pas été très intéressant du fait que ce n’était pas très interactif
  • Les  hôtesses n’étaient pas assez souriantes.
  • Pourquoi l’Université d’Abomey-Calavi n’était pas présent en tant que centre de formation de beaucoup de jeunes demandeurs d’emploi
  • Les toilettes n’étaient pas assez propres 
En ce qui concerne les recommandations nous avons :
  • Organiser un sondage pour tenir compte des véritables préoccupations des entrepreneurs dans l’élaboration du programme du salon ;
  • Organiser les B2B comme celui du samedi;
  • Instaurer une plateforme pour mettre en œuvre les acquis du salon ;
  • Établir des partenariats avec les universités et d’autres organismes pour l’accompagnement des entrepreneurs ;
  • Instaurer un climat de solidarité entre les grandes entreprises et les Start up en créant une chaine de valeur, un creuset d’échange;
  • créer d’une« maison de l’entrepreneur » ;
  • Mettre à disposition des participants, les supports avec les acquis, le résumé des panels et ateliers ;
  • Créer une école de l’entrepreneuriat ou d’incubateurs et de couveuses ;
  • Veiller à l’effectivité de l’assistance des panélistes, qui une fois abordés après les débats ne sont pas parfois ouverts ;
  • Étendre le salon à d’autres communes du pays et à d’autres pays africains si possible ;
  • Intégrer les langues nationales dans la présentation des panels et ateliers ;
  • Créer un fonds d’appui aux PME ;
  • Créer un marché des startups ;
  • Mettre en place un comité d’orientation.