Compte rendu Salon International O.S.E / jour 3

Date : Vendredi14 Septembre 2018
Objet : Cadre  financier de l’entrepreneuriat au Bénin
Site : Chambre du Commerce et de l’Industrie du Bénin
Nombre de participants : 420 personnes 


La journée a commencé par le premier Panel à 10 heures 00 minute.


Panel 6 : Constats et difficultés des organismes financiers

Ce panel a été modéré par Fidèle DONFON (Expert-comptable), accompagné de Sylla SAKA et M’POH. Il a débuté à 10h pour finir à 11h30.

Chaque paneliste expose ses différents constats et difficultés et adresse des conseils aux jeunes entrepreneurs.

  • Monsieur Fidèle DONFON, ouvre son intervention par un conseil : matérialiser son idée par un business plan. La première garantie pour le banquier est, la pertinence de l’idée et les moyens dont le porteur dispose pouvant concourir à sa concrétisation. C’est le rôle du business plan de retracer tout ceci. Il déplore le fait que la plupart des entrepreneurs ne dispose pas d’un véritable business plan et ne sont généralement pas en mesure de donner un chiffre d’affaire par rapport aux résultats attendus. Pour finir, il suggère aux demandeurs de financement de se renseigner sur les conditions de fonctionnement de chaque banque et les secteurs d’activité où elles interviennent avant de se diriger vers elles.
  • Pour Monsieur SIACCA Sylla, les établissements financiers cherchent à financer en général des actifs, ce que les startups ne possèdent pas.Il a fait remarquer que ce n’est pas une barrière financière qui sépare les Starts up des établissements mais les éléments matériels comme par exemple, la formalisation. Par ailleurs la capacité d’autofinancement du porteur du projet est importante. Il faut également chercher à connaitre les statistiques liées à son projet, son environnement. L’identification du domaine d’activité stratégique de son produit est capitale. Il conseille également le réflexe de disposer d’un compte auprès de l’institution et le créditer souvent afin de bâtir la relation Pour finir, il invite les PME à être assurer auprès d’une compagnie d’assurance, car le banquier cherche à assurer le projet et quand il ne trouve pas l’assurance, il s’intéresse à une garantie.
  • D’après Monsieur M’POH, la partie immatérielle d’un projet est indispensable. Il faut avoir un business model différent et innovant. Ensuite, il faut la motivation, savoir vendre son projet afin d’accrocher le banquier. Celui-ci s’intéresse à l’adéquation homme-projet; ainsi que l’association autour du projet et le sacrifice qu’on est capable de faire pour son projet. Le banquier veut savoir si vous avez une capacité financière à sacrifier pour votre idée. Si le banquier n’est pas capable de vous financer et il décèle en vous la motivation, il peut vous orienter vers des ‘‘business angels’’, des structures qui vous aident. Il finit en donnant sa propre expérience pour illustration.


PANEL 7 : Les attentes des organismes financiers

Ce panel a été animé par Corisbank, la Micro finance Alidé et Madame Carmen BIDOSSESSI. Il a débuté à 11h15 pour finir à 13h.

L’objectif principal de ce panel était de connaitre les attentes de ces organismes lorsqu’on leur adresse une demande de financement de projet.

En premier lieu, une exposition des différentes offres de la banque et des structures financières a été faite. Elles sont entre autres:

  • Les services non financiers 
  • Appui ;
  • Conseil.
  • Les services financiers
  • Les comptes épargnes ;
  • Les comptes de dépôt à long terme ;
  • Les services de crédits à court terme ;
  • Les crédits de trésoreries sur des contrats.

En ce qui concerne les attentes des banques et structures de financement, il faut noter que les organismes financiers sont prêts à financer et accompagner les PME et Start up si ces dernières ont à leurs actifs certains éléments à savoir :

  1. Un projet ;
  2. Un business Plan bien établis ;
  3. Un bon management ;
  4. Une connaissance technique du domaine d’activité choisi ;
  5. Des pièces comptables ;
  6. Une garantie ;
  7. La Maitrise de son Business Plan ;
  8. Etc. 

Pour conclure, il a été précisé que les organismes de financement sont prêts à accompagner les PME et Starts Up dans tous les domaines dès qu’elles ont un projet et se conforment aux conditions énumérées plus haut.


PANEL 8: Les nouveaux mécanismes de financement

Ce panel a été modéré par Mr MIGAN et présenté par Madame Carmen BIDOSSESSI, Monsieur Fidèle DONFON, Monsieur Bruner NOZIERE, le représentant de MTN Bénin et le Représentant de Alidé Finance. Son objectif était de ressortir les nouveaux mécanismes de financement. Il a débuté à 13h45 pour finir à 15h30.

Au terme des échanges, plusieurs mécanismes de financement sont relevés à savoir :

  • Le crowlfunding ou financement participatif :C’est un mode de financement qui se fait sans l’aide des acteurs traditionnels de financement et qui consiste à faire appel à un grand nombre de personnes afin de financer un projet.
  • La love money :C’est un mode de financement qui consiste à démarrer son projet sur les apports des parents, amis et des personnes proches, qui croient au projet et qui vous font confiance.
  • Le système de solidarité commune :C’est une procédure par laquelle l’entrepreneur en utilisant ses affinités peut entrer en contrat avec des structures crédibles, ce qui lui permettrait de satisfaire certaines conditions exigées par la banque.
  • Le Capital risque :C’est une méthode qui consiste à financer les jeunes entrepreneurs, les entreprises considérées comme étant innovantes (Start up) et/ou avec un fort potentiel de développement sous forme de participation au capital de l’entreprise.

Pour finir, un accent particulier a été mis sur ce qui intéresse les structures de financement lorsque l’entrepreneur porte son projet vers eux.

On a : 

  1. La présentation du projet ;
  2. L’objet du projet ;
  3. Le marché ;
  4. La rentabilité du projet ;
  5. L’existence d’une comptabilité ;
  6. L’apport personnel.

Une attention particulière a été mise sur la présentation du projet. Il a été dit que les mécanismes de financement qui font appels aux autres ne portent pas dans l’environnement béninois. Il a mentionné que pour commencer son business il faut aller vers les micros finances et les banques après s’être formalisé.


ATELIER 1: Opportunités de la dématérialisation de la monnaie animé par Monsieur Oscar HOMAGNON de MTN Bénin.Il a débuté à 15h40 pour finir à 16h30.

Monsieur Oscar a débuté sa communication en présentant les risques liés au transport de l’argent physique et déplore la réticence des béninois à se tourner vers la monnaie électronique. Hormis les personnes physiques, les entreprises également peuvent utiliser le service Mobile Money pour leurs activités. Pour cela, MTN par son service Mobile Moneypropose des solutions aux entreprises. Il leur suggère trois produits :

  1. Le Produit «Sim accepteur de paiement » : Cette solution permet aux abonnés d’effectuer divers achats. 
  2. Le produit « Sim bunch » : Il permet le paiement de plusieurs personnes(2 à 10 000) en un seul clic par les entreprises. Avec ce produit, les entreprisespeuvent payer leurs salariés, les frais de mission, etc.
  3. Le produit «cash collect »: c’est un service qui permet aux entreprises de sécuriser, de centraliser et de digitaliser les recettes en espèces et faire des dépôts à partir de la Sim vers une banque.

Il rappelle pour finir, les risques liés au transport d’argent physique par des illustrations et incite les participants à s’informer dans leurs agences sur les différentes solutions disponibles.

Dans le même créneau s’est déroulé l’atelier suivant :


Atelier 2 : Réussir sa scalabilité sous la direction de Monsieur James KATARY et qui s’est déroulé entre 16h45 et 17h30

Ce dernier a débuté sa communication par la clarification du terme Start Up, avant d’aborder comment quitter l’étape d’une Start up pour une scale up.

Une Start Up n’est pas une entreprise mais un jeune pouce, l’embryon d’une entreprise qui ne dispose pas d’un modèle économique défini. La Start up est comme un état d’esprit, une dimension d’innovation que l’entrepreneur explore dans le but d’aboutir à un produit défini.

Il a mis l’accent sur le fait qu’une Start up ne peut pas être unipersonnelle mais doit être constituée d’au moins trois personnes à savoir :

  • Quelqu’un qui maîtrise le produit ;
  • Quelqu’un qui maîtrise le mécanisme de gestion ;
  • Quelqu’un qui maîtrise les techniques de financement.

Ensuite, il faut noter que pour atteindre un niveau de scale up, la Start up doit passer d’un niveau n-1 à un niveau n+1 après une période donnée. La Start up ne doit pas avoir un modèle économique figé, il doit avoir un fort potentiel de développement, être en permanente innovation pour passer de start up à scale up. Pour finir cette communication, il a notifié que pour qu’une Start up atteigne la scalabilité il faut :

  • Disrupter les domaines d’activités ;
  • Avoir le sens de l’innovation.

Dans ce même créneau s’est tenu l’atelier suivant :


ATELIER 3: FINANCEMENT DES START-UP présenté par Mr Bruner NOZIERE

Cet atelier a accroché l’assistance par la question de savoir si on avait forcément besoin de financement pour démarrer ? Pour Monsieur Bruner, non. Il illustre cela par les exemples de Google et d’autres entreprises nées dans un garage et par son expérience personnelle où malgré les montants investis dans des projets, ceux-ci ont échoués. Il continue par ses expériences personnelles pour des projets où il n’a pas eu besoin nécessairement de financement et qui ont réussi. Ensuite il a tenu à nuancer la différence entre une start-up et une simple entreprise. Il a insisté sur le fait que c’est l’innovation qui fait une start-up.

  • Il faut faire de votre idée une entreprise ;
  • La présentation de l’entreprise doit être concise et précise ;
  • Pour la levée de fonds, déterminer le capital requis ;
  • Evaluer la valeur de votre entreprise;
  • S’équiper d’un plan d’affaires pour la croissance ;
  • Planifier la gestion de l’entreprise.

La séance a surtout été marquée par des illustrations et les expériences vécues par Mr NOZIERE.


Atelier 4 : Leadership et entrepreneuriat pour tous présenté par le Dr A. Ramanou YESSOUFOU qui s’est déroulé entre 17h30 et 18h30.

A l’entame de la séance, les différentes définitions du mot leader ont été énoncées. Ensuite il a été exposé les qualités d’un bon leader qui sont au nombre de 5. On peut citer : 

  • Intégrité, honnêteté et transparence ;
  • Motivation et rassemblement ;
  • Diplomatie et objectivité ;
  • Rigueur et responsabilité ;
  • Volonté et engagement.

Il a tenu à faire remarquer que le leader ne peut pas avoir toutes les qualités. Il doit aller se faire former par rapport aux qualités qui lui manquent.

Le second volet du débat à savoir l’entrepreneuriat fut ensuite abordé. L’entrepreneuriat vise comme finalité le développement du pays, la possibilité d’opportunité d’affaires et la création d’emploi et de la richesse.

En ce même moment s’est tenu simultanément l’atelier suivant :

Atelier 5 : Présentation du logiciel BECA Suite par le Cabinet ELYON 

L’objet principal de cette communication est la présentation du nouveau logiciel BECA Suite. Il a été conçu spécialement pour accompagner les Start-up, les petites et moyennes entreprises et industrie et toute autre entreprise dans la gestion de leur comptabilité.

Le logiciel est composé de modules à savoir :

  1. Gestion comptable et financière : ce module apporte des solutions développées pour les PME, PMI, Grandes entreprises et filiales.
  2. Gestion sociale, Paie et Ressources Humaines : ce module traite tous les aspects Ressources Humaines (paie, déclarations sociales, gestions des talents etc.…)
  3. Gestion fiscale : Ce module apporte des solutions pour gérer toutes les déclarations, les gestions de liasses relatives aux régimes.
  4. Gestion commerciale : Un module qui apporte des solutions pour gérer les différents aspects de la gestion comptable de l’entreprise (devis, factures, stocks, ventes et achats etc.…)
  5. Gestion des projets et programmes financés par les PTF : un module qui traite tout financement obtenu des PTF.

Il a présenté pour finir le contenu du module Comptabilité SYCOHADA-Révisé qui se présente comme suit :

  • La gestion et suivi des tiers ;
  • La gestion des immobilisations ;
  • La gestion « Rapprochement bancaires » ;
  • La gestion et le contrôle de la caisse ;
  • L’édition intégrée des états financiers.


Atelier 6 : La technologie Blockchain par Bruner NOZIERE

Le Blockchain est un registre en ligne et l’autoroute des transactions et des valeurs. Il est à noter que le blockchain aura le même impact que l’internet car c’est une technologie très innovante dans tous les domaines.

Les caractéristiques principales du blockchain sont : la rétractabilité des transactions et leur transparence.

La séance a été marquée par des conseils à l’encontre des participants.

La soirée s’est clôturée avec un Business afterwork, qui s’est déroulé au MYOSTIS dont le thème était les nouveaux systèmes adaptés de financement avec la présentation du logiciel compta de PIVOTECH et la plateforme crédit score. L’afterwork a pris fin à 21h15 sur un échange avec le promoteur.